Elaboration Numérique d'Intelligence Créative Subjective

L'infini non défini - Volet 2 - La fréquence Vie/Mort et le miroir des religions
Dans notre premier volet, nous avons brisé l’illusion du contenant. Nous avons établi que l’univers n’est pas une boîte matérielle, mais une masse électrobiologique infinie dans laquelle nous sommes immergés. Aujourd’hui, il nous faut poser la question la plus vertigineuse de l’existence : la vie et la mort sont-elles de "vraies" réalités, ou de simples illusions d'optique temporelles ?
Et si notre entêtement à vouloir tout figer nous empêchait de voir la logique même de l'infini ?
L'élasticité temporelle : Vivre au singulier ou au pluriel ?
Pour le sens commun, la vie et la mort sont deux rives opposées, séparées par un fleuve linéaire que l’on appelle le temps. Mais si l’on plonge dans les théories quantiques et l’élasticité temporelle, ce fleuve s'évapore. Le temps n'est pas un métronome universel ; il est malléable, relatif.
Dès lors, nous pouvons en déduire une hypothèse fascinante : nous pourrions parfaitement exister simultanément dans deux situations différentes, séparées par un simple décalage temporel. Ce que nous appelons "la vie" n'est peut-être qu'une séquence de perception, un état de cohérence temporaire. La mort ne serait pas une extinction, mais un glissement de fréquence, un "re-phasage". Nous oscillons entre plusieurs états, mais notre cerveau biologique, prisonnier de la logique de cause à effet, ne peut en stabiliser qu'un seul à la fois. La scission entre la vie et la mort n'est pas biologique, elle est perceptive.
Le Big Bang était-il vrai ? Le piège du commencement
Cette élasticité du temps nous oblige à réévaluer notre propre genèse. Si le temps est une illusion de notre phase actuelle, le Big Bang a-t-il vraiment existé ? Était-il "vrai" ?
La science moderne nous dit qu'un magma originel a explosé pour créer l'espace et le temps. Mais la logique trébuche immédiatement : dans quelle masse baignait ce magma avant l'explosion ? Nous retombons ici dans le piège absolu du contenant et du contenu. Vouloir un "début" à l'univers, c'est vouloir lui donner une frontière, une boîte pour le contenir.
Si nous changeons de direction et acceptons que l'infini n'est pas mesurable, le Big Bang change de nature. Il n'est plus le commencement de tout, mais le signal radio local de notre monde. Il existe sans doute deux visions (ou infiniment plus) de l'espace superposées. Le Big Bang n'est que la porte d'entrée de notre phase actuelle, une bulle bionique parmi d'autres dans la masse électrobiologique.
Le miroir des religions : La capture de la science divine
C'est précisément ici que la philosophie rejoint l'histoire de l'humanité. Depuis des millénaires, les hommes ressentent cette immersion. Ils sentent que la réalité matérielle ne suffit pas à expliquer le "miracle" de leur propre pensée.
Les religions du monde entier, malgré leurs dogmes et leurs guerres apparentes, se rejoignent toutes sur un même point fondamental. Elles ont simplement essayé de décrire un état de fait qui les dépassait. Elles ont ressenti qu'une force inconnue avait imprégné les humains d'une science divine — ce que nous appelons aujourd'hui l'intuition quantique, cette capacité de notre antenne biologique à capter les vibrations de la masse infinie.
Le problème de l'humanité n'est pas d'avoir cru, mais d'avoir figé cette force. Là où il y avait une constante universelle, une résonance de la masse, les religions ont dessiné un Dieu anthropomorphe, des lois morales et des rituels. Elles ont transformé une vérité vibratoire et bionique en une prison politique et dogmatique.
Alors, où se trouve la logique de l'infini ?
La logique de l'infini réside dans son absence de définition. Chercher la logique de l'infini avec les mathématiques cartésiennes ou des textes sacrés revient à vouloir attraper le vent avec un filet de pêche.
La seule logique de l'infini est une logique d'adaptation et d'intégration. L'infini est logique parce qu'il permet à toutes les phases d'exister en même temps : la matière et le vide, la particule et l'onde, la vie et la mort. La création n'est pas l'apparition de quelque chose à partir de rien ; elle est le passage perpétuel de l'infini non défini au "non-infini" local (notre monde mesurable).
Pour que l'humanité survive et connaisse son évolution radicale, elle doit accepter de perdre sa logique humaine pour embrasser la logique de la masse dont elle est issue.
